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La panique générée par les fake news augmente la propagation de celles-ci. Les jeunes sont moins touchés que les aînés mais 9 personnes sur 10 affirment avoir cru à une fake news. Une fake news… Hein ? Une fake news est une information qui a pour but de tromper les lecteurs. ce phénomène a toujours existé, mais est devenus de plus en plus répandus à cause de l’évolution d’internet qui les rend virales. Par les réseaux sociaux, une fake news a 70% de chance en plus d’être relayée par rapport à une information classique. De plus, plus la personne est exposée à des fake news qu’elle remarque, plus son niveau de scepticisme augmente et moins elle fera confiance au type de média qui a transmis la fausse nouvelle. Les fake news nous incitent à réagir à l’information qui vient de nous troubler émotionnellement, phénomène qu’on appelle “l’action numérique” et qui explique pourquoi on a besoin d’extérioriser via des likes ou un partage. Propagation La diffusion des infox se passent en plusieurs étapes :
  1. Début sur des sites web anonymes
  2. Partage dans des groupes à moitié fermés
  3. Echange sur des sites complotistes
  4. Diffusion sur des médias sociaux
  5. Développement sur des médias professionnels
Au fil des étapes, les fake news gagnent en visibilité. Sur le long terme, les fake news ont tendance à être partagés plus longtemps que les informations scientifiques.  Par définition et par sa nature erronée une fake news fait appel à nos émotion en premier lieu. Notre raisonnement est mis de côté ou inconsciemment biaisé par notre affect. Ce phénomène a des conséquences parmis lesquelles la panique. Le fait de partager, de commenter ou d’aimer une fake news augmente sa propagation sur les supports d’autres utilisateurs de la plateforme; avec comme conséquence d’augmenter son impact et par extension, la quantité globale de fausse information qui est ancrée en mémoire de la population globale. A grande échelle, cet impact augmente le climat d’insécurité sur le sujet concerné par la fake news du moment ou celle étudiée. Les gens ne savent plus quelle source d’information croire et par effet de mimétisme, ils reproduisent les comportements irrationnels et paniqués des gens impactés par cette fausse information. Une fake news est-elle rattrapable ? Pour le savoir, une équipe de recherche de Johnson et Seifert a étudié l’impact d’une fake news sur les gens. Les résultats ont montré que malgré la correction explicite de l’information initialement erronée peut continuer d’influencer le raisonnement et les émotions du lecteur ou du sujet. Par instinct, un humain ne va pas toujours analyser une information en profondeur, on aura souvent tendance à traiter de façon superficielle la news. Avec de simples techniques de manipulation de la part de l’émetteur de la news, on va lui accorder plus de crédibilité. Par exemple, une mise en page correcte et un contenu qui prétend s’appuyer sur une source scientifique décuplera la crédibilité de l’information. Liens Liens (images) : https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/afrique_fakenews_zach_web_1.jpg?itok=W5xOBjUu https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/coronavirus-facebook-youtube-google-face-aux-intox-n148445.html Auteurs : Neïb Ouakel Andy Kanga Marc Linsi